logo smg35 2015

Les chiffres-clés de l'eau potable en Ille et Vilaine

 

D’où vient l’eau potable en Ille-et-Vilaine ?
(données 2013)

Les prélèvements

Localisation des prélèvements destinés à l'eau potable en 2013L’eau potable provient de captages réalisés dans les eaux superficielles (cours d’eau, retenues) ou dans les eaux souterraines (puits, forages, drains). L’Ille-et-Vilaine compte 67 unités de captages en service destinés à la production d’eau potable qui produisent environ 56 millions de mètres cube d’eau potable par an, dont :
     . 43 % sur le bassin versant de la Vilaine,
     . 27 % sur le BV du Couesnon,
     . 21 % sur le BV Rance-Frémur.

Comme sur l’ensemble du massif armoricain, l’Ille-et-Vilaine est marquée par des nappes d’eaux souterraines en général peu profondes et de faible capacité. De ce fait, la production d’eau potable se répartit de la sorte :

1/4 des captages en eau sont superficiels et produisent les 2/3 de l’eau potable du département (contre 34% des volumes à l’échelle nationale – donnée Ministère de la Santé, 2004)

3/4 des captages en eau sont souterrains et produisent 1/3 de l’eau potable du département (contre 66% des volumes à l’échelle nationale)


Télécharger la carte de localisation des prélèvements destinés à l'eau potable

Le traitement de l’eau

Les eaux prélevées sont ensuite traitées dans 60 usines que compte le département. Ces usines présentent des filières de traitement plus ou moins complexes en fonction de la nature de l’eau prélevée (superficielle ou souterraine) et de sa qualité. Ces usines présentent des capacités de production très variables :

  • Les 5 usines les plus importantes du département représentent 60% de production totale du département et alimentent les principales agglomérations (secteurs de Rennes, Vitré et Saint-Malo) et sécurisent de vastes secteurs ;
  • A l’inverse, la moitié des usines produisent moins de 1 000 m3/j et représentent 6% de la production totale du département. Ces usines ont un rôle primordial au niveau local et permettent de diversifier les sources d’approvisionnement.

Les échanges d’eau

80 % de l'eau potable distribuée en Ille-et-Vilaine est produite sur le département.

Certaines collectivités importent toutefois de l'eau potable à des collectivités d'autres départements.

Les achats d’eau à des collectivités extérieures au département représentent environ 4 000 000 m3/an, soit 8% des volumes mis en distribution. Les principaux achats se situent dans la région de la Côte d’Emeraude (depuis le secteur de l’Arguenon en Côtes d’Armor) et dans le sud-ouest du département, partiellement alimenté par les eaux en provenance de l’usine de Ferel, située à l’embouchure de la Vilaine dans le Morbihan.

L'Ille-et-Vilaine exporte très peu d'eau vers les départements voisins.









Origine de l'eau distribuée
en Ille-et-Vilaine (Données 2013-SMG 35)

Les usagers et la consommation d’eau potable

Le département compte 463 800 abonnés (données 2013), ce qui recouvre les particuliers, les collectivités, les industriels et divers professionnels.

En 2013, le volume d’eau potable total consommé (y compris les consommations industrielles) sur le département s’élève à 47500000m3/an.

La consommation globale en eau potable sur le département a augmenté jusque 2003. Depuis 2006, on observe une baisse sensible de la consommation, malgré l’augmentation continue de la population. Cette baisse récente est sans doute due à l’évolution des habitudes de consommation et des équipements des particuliers, aux efforts réalisés par les industriels , ainsi qu’à l’augmentation des volumes issus de captages privés.

Cette tendance reste à confirmer sur les prochaines années. En effet, l’INSEE prévoit en Ille-et-Vilaine une augmentation de la population comprise entre 18% et 30% entre 2011 et 2040.

En 2013, la consommation domestique estimée en Ille-et-Vilaine s’élève à environ 90 Litres/habitant/jour (contre une moyenne nationale de 151 litres/habitant/jour de consommation domestique - Ministère du développement Durable, 2008).

Les réseaux d’eau potable

Des canalisations de transport et de distribution, assurent l’acheminement de l’eau potable depuis les usines de production jusqu’aux branchements des abonnés. Le département compte environ 18 100 kilomètres de canalisations d’eau potable recensés (données 2013). Ces canalisations de diamètre variable sont constituées principalement en fonte et en matériaux plastiques (polyéthylène et PVC). A ces canalisations s’ajoutent des réservoirs au sol, réservoirs sur tour (châteaux d’eau), pompages et ouvrages hydrauliques (vannes, ouvrages de régulation).

Les études patrimoniales demandées aux les collectivités distributrices d’eau potable et la généralisation des Systèmes d’Information Géographique permettront de connaître de plus en plus précisément les réseaux en service sur le département.

L’entretien et le remplacement régulier des réseaux permettent de garantir un rendement suffisant des réseaux et donc de limiter les pertes d’eau. A l’échelle du département, le rendement brut des réseaux s’élève à :

Rendement primaire = V consommé comptabilisé / V mis en distribution = 84,1% en 2013
 (contre une moyenne de 78% à l'échelle nationale - Ministère du Développement Durable, 2008)


Comme indiqué sur le schéma ci-dessous, ce rapport intègre des volumes non comptabilisés mais indispensables : les volumes de service et les volumes consommés estimés. De plus, le rendement brut est directement fonction de la densité de branchements le long du réseau et n’est donc pas comparable entre un réseau urbain et un réseau rural.

L’indice linéaire de pertes (pertes ramenées au linéaire de réseaux), permet de mieux approcher l’état physique du réseau. L’Indice Linéaire de Pertes sur le département s’élève à 1,27 m3/km/j (données 2013).